Un joyeux mélange de jargons...

L'argot "parisien" cher aux romans de la Série Noire est un sabir complexe. On y retrouve, parfois à peine transformés, des mots étrangers (glass, gastos, klebs, kif kif...) ou manouches (adjas, natchaver...). Des jargons "à clé" viennent compléter la palette. Ainsi le fameux louchebem (un mot commence par "l", son initiale est placée à la fin et suivie de "em" ; c'est ainsi que chaud devient lauchem et boucher... louchebem...) ou cette autre "cuisine" (dite javanaise) consistant à intercaler "av" entre consonne et voyelle (gros devient donc gravos et emmerder peut devenir emmaverdaver !) Le verlan ajoute son sel et le perdreau devient drauper... Il y a des à-peu-près : assiettes pour cour d'assises, burlingue pour bureau... Et puis il y a les "images" : vasistas pour paupière, calèche pour automobile, jeu de domino pour dentier... Les unes sont réellement nées dans la rue, les autres sont sorties tel quel de l'imagination d'un auteur de polar. Pas évident de trier... et pourquoi le faire ?

Bonne consultation.

A lire : "Jargon et argot" par le Service de la langue française du... Ministère de la Communauté française de Belgique, et "LE dictionnaire argot-français", tiré d'un ouvrage datant de 1894.


JC Mondouïs Dernière mise à jour : 04/09/08